Notre approche

Inversago Pharma inc. se dédie au développement d’agonistes inverses du récepteur CB1 restreint à la périphérie en vue du traitement du syndrome de Prader-Willi, du diabète de type 1 (DT1) et de troubles métaboliques en général. Le récepteur CB1 constitue une cible cliniquement validée en vue de traiter plusieurs troubles métaboliques tels que l’obésité, le diabète de type 2 (DT2), les stéatoses hépatiques non alcooliques (NAFLD / NASH) et la fibrose hépatique.

Les inhibiteurs de CB1 de première génération franchissaient la barrière hémato-encéphalique (BHE) et ciblaient les récepteurs du CB1 du cerveau, occupant de 30 à 40% des récepteurs centraux du CB1. Cette occupation encéphalique, considérée essentielle à la suppression de l’appétit, a mené à des effets indésirables d’ordre psychiatrique qui ont ultimement causé l’arrêt de tous les programmes d’antagonistes inverses du CB1 chez les multinationales pharmaceutiques. Dix ans après cette débâcle, George Kunos, l’expert en récepteur CB1 renommé mondialement, a démontré que l’inhibition du CB1 restreint à la périphérie procure un potentiel thérapeutique équivalent afin de traiter l’obésité, NASH, DT2 et la fibrose hépatique sans provoquer chez la souris d’effets comportementaux, qui auraient sinon constitué des signes prédictifs d’effets secondaires neuropsychiatriques chez l’humain.

Le syndrome de Prader-Willi comporte une importante composante endocannnabinoïde / liée au CB1

De récentes données cliniques montrent que des individus atteints du SPW ont des niveaux élevés de 2-arachidonoylglycerol (2-AG), un agoniste endogène du CB1, ce qui établit un lien évident entre plusieurs des symptômes qui les affectent (par exemple l’hyperphagie, l’obésité, un transit gastro-intestinal lent / de la constipation chronique aiguë, une consommation réduite de calories) et le potentiel thérapeutique des agonistes inverses du CB1 de les traiter. Des données cliniques additionnelles indiquent également que des individus atteints de SPW sont plus sensibles aux effets centraux (occupation encéphalique) des inhibiteurs du CB1 de première génération. (le rimonabant possède des données cliniques liées au SPW). Cette condition est donc idéale pour effectuer la démonstration rapide du potentiel thérapeutique et de l’innocuité.

Références

  1. Cinar et al., Hybrid inhibitor of peripheral cannabinoid-1 receptors and inducible nitric oxide synthase mitigates liver fibrosis. JCI Insight. 2016;1(11):e87336. http://dx.doi.org/10.1172/jci.insight.87336
  2. Cinar et al., Cannabinoid CB1 receptor overactivity contributes to the pathogenesis of idiopathic pulmonary fibrosis. JCI Insight. 2017;2(8):e92281. https://doi.org/10.1172/jci.insight.92281
  3. Knani et al., Targeting the endocannabinoid/CB1 receptor system for treating obesity in Prader-Willi syndrome, Mol. Met., (2016) 5 1187-1199.
  4. Motaghedi et al. Psychiatric adverse effects of rimonabant in adults with Prader Willi syndrome. European Journal of Medical Genetics 54 (2011) 14-18